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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 19:38

PRÉSENTATION DES CHIENS.

 

Pour l'Iditarod 2018, mon équipe sera constituée de quelques vétérans d’expérience et de quelques jeunes. L’équipe de course est constituée de 19 chiens à l’entraînement.

 

For the Iditarod 2018, my team out of 19 dogs will include some experienced veterans and some young dogs.

 

Anvic, né en 2010. Il a terminé l’Iditarod 3 fois et de nombreuses courses de 300 miles en Alaska. Il vient de chez Dean Osmar.

Anvic, born in 2010. He is an Iditarod finisher and he raced in many 300 miles races. he comes from Dean Osmar's kennel.

 

 

 

 Devil, né en 2010. Il a fini l’iditarod 2014 et participé jusqu’à Ruby en 2015. Il a terminé la Yukon Quest 300 en 2017.

Devil, born in 2010 in my kennel. He is an Iditarod finisher in 2014.

 

 

Doulik, née en 2010, elle a participé à L'iditarod en 2014 jusqu'à Mc Grath et en 2015 jusqu'à Galena. Elle sera remplaçante en 2018.

Doulik, née en 2010. Elle a participé à L’Iditarod 2014 jusqu’à Mc Grath et à l’Iditarod 2015 jusqu’à Galena. Elle est remplaçante dans l’équipe de 2018

Doulik,born in my kennel in 2010. She took part in the Iditarod in 2014 to Mc Grath and in 2015 to Galena. She is the replacement dog in my 2018 team.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

MICHÈLE MARCLAY

 

 

 

Eagle, né en 2012. Excellent costaud. Il a terminé l’Iditarod en 2015 et la Yukon Quest 300 en 2017.

 

Eagle, born in my kennel in 2012. Good strong dog. He finished the Iditarod in 2015 and the Yukon Quest 300 in 2017.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

BERNARD AESCHLIMANN

 

 

 

 Echo, fille de MR. X et Doumia. Née en 2012. Chienne de tête. Elle a terminé l’Iditarod en 2015 et la Yukon Quest 300 en 2017.

 

Echo, Mr. X and Doumia's daughter. Born in 2012. Leader. She finished the Iditarod in 2015 and the Yukon Quest 300 in 2017.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

BLAISE MATILE

 

 

 

 Elim, né en 2012. C’est le fils de Mr. X et Doumia, comme les autres « E ». Il a terminé l’Iditarod en 2015 et le Yukon Quest 300 en 2017. Il aime aller en avant.

 

Elim, born in 2012, Mr. X and Doumia's son, like the other "E". He finished the Iditarod in 2015 and the Yukon Quest 300 in 2017. He likes to lead.

 

 

 

 

 

 

 ÉMERAUDE, née en 2012, elle a participé à l’Iditarod en 2015 jusqu’à Manley Hot spring, la course étant partie de Fairbanks et la Yukon Quest en 2016 de Fairbanks à Carmacks avec Sébastien Dos Borges Santos.

 

Emeraude, born in 2012, she took part in the Iditarod in 2015 to Manley hot spring, the race started from Fairbanks and she made the Yukon Quest in 2016 from Fairbanks to Carmacks with Sebastien Dos Borges Santos.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

NICOLE CHRISTIN

 

 

 Éole, née en 2012.  Chienne de tête, elle a terminé l’Iditarod en 2015 et la Yukon Quest 300 en 2017.

Eole, born in 2012. leader, she finished the Iditarod in 2015 and the Yukon Quest 300 in 2017.

 

 

 

 

 Falcon, né en 2014, chien d’équipe, il a terminé la Yukon Quest 300 en 2017.

 

Falcon born in 2014 in my kennel, team dog, he finished the Yukon Quest 300 in 2017.

 

 

 

 

 

 

Flipper, né en 2014. Chien d’équipe. Il a fait la Yukon 300 jusqu’à Pelly Crossing.

 

Flipper, born in 2014, Falcon's brother, he was in the Yukon Quest 300 to Pelly Crossing. Team dog.

 

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

DANIÈLE HOLDER

EMELINE LOTRIAN

 

 

 

  Gaby, née en 2015, lignée Jessie Royer. Elle a fini la Yukon Quest 300 en 2017.

Gaby was born in 2015 in Jessie Royer's kennel. She finished the Yukon Quest 300 in 2017.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

CHRISTIANE BULA

 

 

 

Gin  Gin, soeur de Gaby, elle a participé à la Yukon Quest 300 jusqu'à Carmacks où je l'ai déposée parce qu'elle était en chaleure.

Gin Gin, Gaby's sister, was in the Yukon Quest 300 in 2017 to Carmacks, dropped because in heat.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

VIOLETTE CHRISTIN

 

 

 

 

Gamine, née en 2015, lignée Jessie Royer.  Excellente chienne très timide.

Gamine was born in Jessie Royer's kennel. Very good dog. Shy.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gipsy, née en 2011. Elle a fait plusieurs courses longues distances avec Sonny Lindner et Jessie Royer.

Gipsy was born in 2011. She raced in several long distances races with Sonny Lindner and Jessie Royer.

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

LISETTE EMERY

ROLAND ROCHAT

 

 Granite. Né en 2011. Il a terminé l’Iditarod en 2017 et de nombreuses courses de 300 miles. Il vient de chez Dean Osmar.

 

Granite was born in 2011 in Dean Osmar's kennel. He finished the Iditarod in 2017 and several 300 miles races.

 

 

 

 

 

 

 

Kaltag est né en 2010. Il vient de chez Dean Osmar. Chien de tête qui a fait l'Iditarod.

Kaltag, born in 2010 in Dean Osmar's kennel. Leader. He finished the Iditarod.

 

 

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

BERNARD TERRIBILINI - VOS VOYAGES - YVERDON

 

 

 

 

 Morisson, né en 2008. Chien de tête, Il vient du chenil de Mareen Bradley. Il a fini la Quest 300 en 2013 et 2017. Il a fait l’Iditarod en tête du départ à l’arrivée en 2014 et 2015.

 

Morrison, born in 2008. Leader. He was from Mareen Bradley's kennel. He finished the Yukon Quest 300 in 2013 and in 2017. He was leader in the iditarod 2014 and 2015 from start to finish.

 

PARRAINS/MARRAINES - SPONSORS :

MAURICE GRANDJEAN 

ALINE VUILLOUD

 

 

Smokey. Né en 2010.  Il a fini l’Iditarod en 2017 et de nombreuses courses de 300 miles en Alaska. Il vient de chez Dean Osmar.

 

Smokey was born n 2010. He finished the Iditarod in 2017 and several 300 races. He was born in Dean Osmar's kennel.

 

 

 

 

 

   

 

 Volt, né en 2013. Il a fait plusieurs courses de 300 miles en Alaska. Il vient de chez Lance Mackey. Il peut aller dans n’importe quelle position.

Volt was born in 2013. He was in several 300 miles races. He was born in Lance Mackey's kennel. He can run in lead.

STEVEN LOTRIAN

 

 

AUTRES SPONSORS :

NICOLE BAUMANN

FAMILLE MICHAEL, GLADYS, DENALI ET SERVIAN LANGLOIS

 

 

  THANK YOU      THANK YOU

   

 

VOUS VOULEZ PARRAINER UN CHIEN, CONTACTEZ-MOI. CHAQUE PARRAIN/MARRAINE RECEVRA LA PHOTO DU CHIEN ET UN SOUVENIR DE L'IDITAROD.

 

IF YOU WANT SPONSOR A DOG, GET IN TOUCH WITH ME. EVERY SPONSOR WILL RECEIVE THE DOG'S PICTURE AND A SOUVENIR FROM THE IDITAROD.

 

D'AUTRES PARRAINAGES SONT POSSIBLES POUR LES ENTREPRISES : LOGO SUR LE CAMION, LE TRAÎNEAU, LES MANTEAUX DES CHIENS OU MON MANTEAU.

 

OTHER SPONSORINGS ARE AVAILABLE FOR BUSINESS : LOGO ON THE TRUCK, THE SLED, THE DOGS' COATS OR MY COAT.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 10:21
Dans ce livre, je partage, avec mes compagnons, l'aventure des deux plus grandes courses de chiens de traîneau, la Yukon Quest et l'Iditarod.

Dans ce livre, je partage, avec mes compagnons, l'aventure des deux plus grandes courses de chiens de traîneau, la Yukon Quest et l'Iditarod.

Bonjour les amis,

Je serai en Suisse du 16 au 27 mai 2017.

 

Je serai à la foire du Sentier le samedi 20 mai 2017, toute la journée, pour dédicacer mon troisième livre "Ces extraordinaires chiens de traîneau".

 

Le 20 mai, en soirée, j'ai une rencontre avec les membres du Musher Club, après leur assemblée.

 

Le 25 mai 2017, je fais une présentation et une séance de dédicace à Yverdon, au restaurant de la plage, à 19h00.

 

À bientôt

En Suisse du 16 au 27 mai 2017
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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 18:09

Chers amis,

Je serai en Suisse du 16 mai au 28 mai 2017. Je vais avoir avec moi mon 3 livre, "Ces extraordinaires chiens de traîneau", disponible pour la vente. J'ai quelques dates disponibles pour une présentation ou une conférence. Si vous avez des suggestions, contactez-moi.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 08:19

Mon troisième livre, "Ces extraordinaires chiens de traîneau", vient d'être publié aux Éditions Alayuk. J'y relate mes aventures lors de la Yukon Quest 2012, l'iditarod 2014 et 2015 avec mes valeureux compagnons. Pour le commander, contactez-moi par e-mail : fressineau54@gmail.com

My third book, "These amazing sled dogs" is published in french. I wrote about my races with my incredible canine friends, the Yukon Quest 2012, the Iditarod 2014 and 2015. I work on the english version. It could take a few months.

 

NOUVEAU LIVRE
NOUVEAU LIVRE
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:09

 Entrevue sur TFO (Télé Franco-Ontarienne)

Cet automne, j'ai participé à une entrevue avec Gisèle Quenneville pour la télévison Franco-Ontarienne pour l'émission carte de visite, voilà le lien : http://www.tfo.org/fr/univers/carte-de-visite/101066526/marcelle-fressineau-meneuse-de-chiens-alayuk-adventures

Émission  France 3 "Faut pas rêver"

L'hiver dernier, nous avons participé à l'émission "Faut pas rêver".

 L’émission  "Faut pas rêver" / Grand Nord / Yukon a été diffusée hier en France. Elle a été vue par 2 millions de téléspectateurs  et sera rediffusée prochainement sur TV5.
Vous pouvez la visionner durant une semaine à l’adresse suivante, sur Youtube :  http://https://www.youtube.com/watch?v=P5M8lBTuF84

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 12:41

 English version hereunder.

Demain, 4 février, je serai au départ de la Yukon Quest 300, à Whitehorse, avec mon équipe de 12 chiens :

Morrison,  Kaltag, Devil, Elim, Eagle, Echo, Eole, Falcon, Flipper, Gaby, Gin Gin, Gipsy.

Le départ est à 15h heure du Yukon et nous partons en 2ième, soit à 15h03.

Tomorrow, February 4th, I will be on the start of the Yukon Quest 300, in Whitehorse, with my 12 dogs team : Morrison, Kaltag, Devil, Elim, Eagle, Echo, Eole, Falcon, Flipper, Gaby, Gin Gin, Gipsy.

The start is at 3 pm, Yukon time, We start in second position, at 3h03 pm.

 

Morrison, Devil
Morrison, Devil

Morrison, Devil

Eagle, Echo
Eagle, Echo

Eagle, Echo

Elim, Eole
Elim, Eole

Elim, Eole

Falcon, Flipper
Falcon, Flipper

Falcon, Flipper

Kaltag - Gipsy
Kaltag - Gipsy

Kaltag - Gipsy

Gaby - Gin Gin
Gaby - Gin Gin

Gaby - Gin Gin

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 18:18
My team, Iditarod 2015, ceremonial start. Photo Jeff Schultz.

My team, Iditarod 2015, ceremonial start. Photo Jeff Schultz.

Monday, March 9. This is the real start in Fairbanks. The temperature is dropping under – 20 F.

I am as excited as the dogs are and I can’t wait to start. I try to stay on the drag mat, but it is difficult to slow down my team. They are very happy to run the 16 together for the first time this season. They like to run after the other teams too.

My team at the start is composed of : Mr. X and Morrison as leaders, Feist and Beaver as swing, Beige and Olive, Devil and Cheyenne, Baïkal and Emeraude, Carmack and Doulik, Eagle and Eole as team and Elim and Echo as wheel.

Mr. X and Morrison, leader from Fairbanks to Nome.   Emeraude during the vet. check. Photos Jeff SchultzMr. X and Morrison, leader from Fairbanks to Nome.   Emeraude during the vet. check. Photos Jeff Schultz

Mr. X and Morrison, leader from Fairbanks to Nome. Emeraude during the vet. check. Photos Jeff Schultz

Elim and Carmack.                        BaïkalElim and Carmack.                        Baïkal

Elim and Carmack. Baïkal

Beige and EchoBeige and Echo

Beige and Echo

Beaver                                  Cheyenne and Niivi. Photos Isabelle Dubois.Beaver                                  Cheyenne and Niivi. Photos Isabelle Dubois.

Beaver Cheyenne and Niivi. Photos Isabelle Dubois.

Devil and DoulikDevil and Doulik

Devil and Doulik

Feist and Olive.Feist and Olive.

Feist and Olive.

Eagle,  Eagle and Eole.Eagle,  Eagle and Eole.

Eagle, Eagle and Eole.

Fairbanks start. Photo Jeff Schultz

Fairbanks start. Photo Jeff Schultz

Shortly after the start, nothing exists except our dogs. We live intensely in the present time. It is difficult to describe but it is the feeling to really exist. It is very agreeable and it is why mushers want to take part in these races year after year.

The first stage to Nenana, 60 miles, is on the Tanana River. It takes us about 6 hours. We take a few hours rest.

The second stage to Manley Hot spring, 90 miles is a night run. The temperature is still dropping for a few degrees. We leave the river to follow a narrow trap line. It is not easy for passing. We are still many teams on the same schedule. The northern lights dance in the sky. I take a rest and give a soup to the dogs.

We arrive near 9h30 in Manley Hot Spring.

Rest in Manley Hot Spring.

Rest in Manley Hot Spring.

The first 150 miles in less than 24 h! A little bit too fast for my team. I take care of the dogs. I decide to drop Feist. Since we left home, she is not at her best. She looks very tired and does not eat well. I go to take a rest and stay asleep too long. When I come back, Emeraude is limping. I don’t see any injury. The veterinary thinks that it is better to drop her. She has probably a cramp. It is better for her to have more rest and a good hydration.

The stage for Tanana, 66 miles is mainly a night run. It is very cold. We arrive near 2 am. After the veterinary checkup, I decide to drop Baïkal, his shoulders muscles are painful and Olive, she is exhausted and the next stage is long. It would be better to not carry a dog in the basket. I like Tanana as well as all the Natives villages. The people are so kind. For me, these villages are the soul of the race.

After a few hours rest, we are ready to start with 12 dogs for a long stage of 119 miles to Ruby on the Yukon River. The dogs take a slower pace. The first part is during daylight. I take a rest to give a soup. At the end of the day, the wind starts to blow up. We zigzag from one side of the river to the other. I look for a good place to make a long rest. Finally, I find a good spot, sheltered from the wind. The night falls. The northern lights are beautiful.

Northern lights.

Northern lights.

Several teams are passing us. This is the longest stage and I forgot to put on my GPS. At least, the check points are registered. I can realise than Ruby is still far away.

After a 6 hours rest, we start again. The wind is blowing. We pass near a cabin where many teams are resting. We keep going.

The late night and early morning hours are the coldest. Beige is tired. It looks like a mental problem but I take him in my sled. On the horizon, I see a big wind storm coming on the river. I reassure myself. I hope that the trail is not going that way. It should turn soon before going into this blizzard. No, we rush into it. I get worried and I have to protect myself from the wind who try to nip and bite me. If Mr. X stops or makes a half turn, I am screwed. The markers are missing due to the strong wind. Other mushers could pass nearby and I could not see them. Mr. X is still going with only one idea. It is to speed up, to go away of this area as soon as possible. The dogs have to get into snowdrifts. After one or two hours, the wind is going down. Thank you Mr. X, you are really formidable.

Finally, we arrive in Ruby, after more than 24 hours. I decide to take my 24 hours mandatory layover here. It is very cold but next days too. The veterinaries check Beige. They don’t find anything wrong. I hope to take him back in my team. Devil has a stiff shoulder and a beginning of frostbite on the penis. Massage and ointment. Every 6 hours, I take the dogs for a short walk to avoid numbing. I like Ruby. It is also a native village. The local people bring a very good moose soup and a delicious dessert.

It is fun to be a veteran because I know many friendly volunteers as Mark. He is in charge of Ruby and Kaltag check points.

Ruby check point. Photo Mark Greene

Ruby check point. Photo Mark Greene

Before leaving, I ask to the veterinaries for checking Beige and Devil.

Devil is still stiff. It is better for him to stay here.

The veterinary confirms that Beige is in good shape. Even more, he took a good rest and a lot of food.

I leave Ruby with 11 dogs. The start is slow until all dogs have to relieve themselves. After barely less than 2 miles, Beige decides to stop. I go back to Ruby and drop Beige.

I finally start from Ruby with 10 dogs. We are still on the Yukon River. It is wide and flat. The dogs are doing well. My main concern is the cold and the wind. Usually, I get used to be cold, but it is colder than usual.

Mr. X and Morrison are very happy to be in a known trail. The stage is not too long, 50 miles.

In Galena, this year, the check point is located at the old military base. It is very functional. Many mushers stop here for their 24 hours mandatory layover. Myself, I like better the native village.

I feel a little bit like my dogs. It seems that I were here not a long time ago.

Doulik has a swollen and painful wrist. I drop her here to give her enough time to recover.

I leave Galena near 3h30 am. The temperature is near – 40 F. I am freezing and I am not able to warm up. I am looking for my parka, thinking that I forgot it in Galena when I realize that I wear my parka, all zippers closed. I travel with other teams but I note that with only 9 dogs, I am slower than the 14 to 16 dog teams. I should travel to my own pace.

We still have a 590 miles to go to Nome. It is better to not think too much about that. I decide to go from one check point to the next one and I am going to fully appreciate this adventure.

Near 5 am, we are travelling on frozen ponds. When I snack the dogs, I am so cold that I take a look on my thermometer: - 58 F.. Well, I understand why I am so cold. No, I do not camp here. I speed up to the cabin. Several mushers are already there. It is a better place to take a break.

During the day, the temperature is rising to – 40 F.

Since we left Fairbanks, we are pleased to see beautiful sunsets, sunrises and northern lights. I have a camera but it is not working when it is so cold.

The stage of 82 miles is 92 on my GPS. Never mind, the sky is so beautiful with a colorful sunset.

We arrive in Huslia. Photos Jeff schultzWe arrive in Huslia. Photos Jeff schultz

We arrive in Huslia. Photos Jeff schultz

We arrive in Huslia at 8h30 pm. It is really special and emotional for a musher to arrive in Huslia with a dog team. It is the native village of Georges Atla, the legendary champion. He passed away last February. In his village he has developed a centre for young Natives. They learn all about mushing and they have to take care of the dogs. It helps a lot the young to stay motivated and keep them away of alcohol or suicide. It is an excellent idea that we should copy in other northern communities. Huslia and the other villages of this area are the birthplace of mushing. The natives used the sled dogs for carrying things and they began to organize races between communities. Their sled dogs, that we call “Indian dogs” are the roots of the Alaskan husky.

The people are very nice and friendly. We feel that they are very proud to take part in the Iditarod race.

The volunteer in charge advises the mushers that the weather forecast for tonight and tomorrow morning is an intense cold, the temperature could drop to minus 60 F until 10 am.

Great! I am very tired and it’s a so nice place. It’s better to stay there. I already have one toe and three fingers that not answering anymore and it’s so cold that it could be bad for the dogs too.

I am very happy to be here. What it could happens, at least, I am in Huslia! It is half way.

Beaver get a diarrhea. It no serious but it is better to treat it as soon as possible to avoid dehydration.

I leave Huslia near 10h30 am. The temperature is going up and will reach minus 30, but the wind gets up.

The stage is long, the same than Galena-Huslia, about 90 miles. For my 9 dog team, the cabin located at 60 miles is too far. I stop after 6 hours near Brian Wilmhurst and Rob Cooke resting. It is less cold.

When I arrive in Koyukuk, it is snowing. I do not want to stop too long because the next check point, at 22 miles, is Nulato, my favorite.

I go inside, I stay on a chair, as a woman wakes me up! Hey, you are falling!!

Again, I have slept too much..

In Nulato, my 9 dogs are still in good shape.

All the way, I have time to observe my team: Eole, Elim, Eagle and Echo are the Mr. X’s litter. They will be 3 years old in May. They are really good as their father. After 6 hours, Eagle stops and says “It is brake time!’’ I stop a little bit, then I give him a little bit of encouragement and he starts again. His brother Elim pulls like crazy from Fairbanks to Nome. Eole and Echo, the sisters get the line tight all the way too. They also have a very good appetite. It is a very important quality for a long distance sled dog as they have to eat 10’000 calories every 24 hours.

In Nulato, I stop about 3h30. I know that it is a mistake because it is snowing and on the river, the trail is difficult to find. But Nualto is my favorite check point: A lady gives me a big bowl of moose soup.

The people here are thoughtful. They work hard to keep the check point clean. It is not easy after so many dirty and tired mushers! Sometimes, they have dog shit on their boots or they spill their food on the floor. Nulato is the cleanest check point. Thank you.

We leave near 4h30 pm. It’s snowing and windy. The trail is ok for the first half. After, it is dark, with the snow and the wind, I cannot see anything. Some markers are missing. It takes only a few seconds to go out of the trail and to not see the markers anymore. It is also possible to make a half turn without realising it. I check my heading often. The dogs have to go through snow drifts but they look well motivated. I am sure they remember where Kaltag is. We are still far away when we see a light. The dogs speed up. When we arrive in the village, I take a wrong marker. I don’t arrive at the check point but I remember from last year and the dogs too, we make a u turn to arrive at the right place with a warm welcome from Mark, who is in charge of the check point.

The stage to Unalakleet, first check point on the Bering Sea Coast, is long, 90 miles. There is a cabin, Old woman cabin at about 2/3 of the stage.

With my 9 dog team, I prefer to stop half way. I stop also at the cabin, but for a short time. The last 15 miles are very icy.

We are now on the coast and I am very happy. We are at only 261 miles from Nome. Only, if there are no blizzard, no injured dogs or other problems.

The dogs are in good shape. They eat well and no more diarrhea. A little bit of massage for the muscles.

Unalakleet is the best place to get a rest because there are real beds but I do not want to stay more than 6 hours when we learn that there is a storm on the Norton Sound (The 50 miles on the Bering Sea between Shaktoolik and Koyuk) and 20 racers are stopped in Shaktoolik waiting for a more clement weather. The check point is located in a very windy area. There are not many protected spots for the dog teams. Inside, it is also small with the outhouse inside, Arctic style, with an elevated big throne taking one third of the room and sending the smell to the entire building. It is easily understandable why I prefer Unalakleet. It sounds like a paradise to wait the end of the storm.

It is not the opinion of several mushers. They decide to go, anyway. Here in Unalakleet, the wind is calm.

Sunrise in Unalakleet.

Sunrise in Unalakleet.

In the afternoon, the volunteer in charge advises me that the wind is going down. I could leave.

Finally, I leave Unalakleet near 5h30 pm. Shaktoolik is located the other side of the bay, but first, we have to climb a hill. We arrive at the shelter. The wind is still calm. I decide to go on. We have a steep downhill. When I arrive on the ocean, it is terrible. The wind is still strong and face blowing. I do not see any marker! Mr. X perceives the trail. I am very worry. The gusts of wind are strong. It is very difficult for the dogs. I admire Mr. X. I can notice all the progress he made since the race last year where we taste the coastal blizzard near Safety. The trail is not visible anymore but we cannot stop here. Mr. X is very focused. Suddenly, I see a marker on the left. Mr. X does not want to go there. I insist, thinking that it is strange because usually when I put the light on a marker, he likes to run on it. He follows my order, but he was right. The marker is in middle of nowhere. Now, we are lost. I stop the team and go on foot, trying to find the trail again. I walk 5 minutes. I do not find the trail, but I also have lost my team. The dogs are sleeping somewhere on the ice but I cannot see them. My own foot tracks are disappeared already. They have their dog coats, hiding the harnesses reflectors. Fortunately, my friend Nicole bought collars with reflectors for all the team. It is how I find them again. I jump on my GPS, put a waypoint and go back to find the kind of trail. First, I realise that in going to this marker, we made a half turn because the wind is in my back instead in my face. Heading Shaktoolik, it is a headwind. Maybe it is why Mr. X want not go. It means that the check point is not so far. I look around during one hour. Finally, I find again the kind of trail. We go on. Sorry, Mr. X! You were right! After, one hour, stressed by the fear to not see any kind of trail, we can see a light. We are at about 15 miles of Shaktoolik.

At 3h20 am, we arrive at the check point. I receive a warm welcome. The staff and volunteers were very worry. They should have followed my track with the Spot tracker.

Shaktoolik

Shaktoolik

The wind shut down when I leave Shaktoolik, near 10h30 am. Despite the last storm, the markers are still on the trail. I am reassured. We are on the Norton Sound, a 50 miles on the sea. We can see the trail but there are a lot of snow drifts. As some are deep, the dogs try to turn around. With 9 dogs, my team is slow.

Mr. X is going with the nose near the ground following the track. Me, I have the face up admiring the vastness when I realize that we are following a dog trail but not the trail with the markers. I call Mr. X. This time, I am right. We go back to the markers.

I learn later than 2 mushers were lost.

Last year, I made this stage during the night. I am really happy to see. The view is spectacular.

Norton Sound.Norton Sound.

Norton Sound.

After 6 hours, I stop to rest as Eagle asks me.

The ravens follow the race. They clean the trail. Many mushers do not have bowls for their dogs. They pitch the food in the snow in middle of the trail. Many dogs leave this food. Every mile, we run on these piles of food.

The big raven that I am watching since a long time is so big that when I come closer, I realize that it is a wolf. I am very happy to see this big wolf. When he sees us, he moves away.

It is dark when a team pass me. It is Isabelle Travadon with her beautiful siberian huskies team.

I have another luck: The northern lights get up and dance in front of us.

We arrive in Koyuk at 10h40 pm. Dogs are in good shape. They eat well. But me, I am not. I still have the flu with too high temperature and a strong diarrhea. I am also very worried about next stage because last year, it was hard.

After a few hours rest, I decide to go on. I took a pill that the veterinary gave for Beaver’s diarrhea. It is very effective for me too.

Last year, I was stuck in a blizzard but this year, I am lucky. The dogs know where they are going. It’s great. Even the uphill to the village is an easy going. The view on the sea is nice.

I like Elim because there is a nice forest around. We arrive near 4 pm. Last year, the staff here gave me encouragements to go on as my motivation was down. They are happy to see me in a better mood.

My 9 dogs are still in shape, not fast but steady. We leave Elim at 11 pm. We are on the sea from here to Golovin. I am lucky. Good trail, good weather. We take a break in Golovin.

We arrive at 7h30 in White Mountains. We have the 8 hours mandatory layover. It is good for my flu. Like last year, all the mushers should fill a glass with their urine for the anti-doping test.

We leave White Mountains near 4h30 pm. Last year, it was the worst stage. First the uphills were slow and difficult. I saw Lisbet and Monica pass me running near their sled. At this time I felt old. When I arrived on the coast, I was in a terrible blizzard. I was not able to see anything. Mr. X and Morrison were following Lisbet’s team. They were in love with one of Lisbet’s dog. Finally, we catched them up.

This year, it is different. The trail is very good because a snowmobile race packed the trail. The up hills are easy because Elim and Eagle, my strongest dogs are still pulling hard, motivated by Mr. X, Morrison, Carmack, Beaver and Cheyenne, my veterans who know the trail.

When we arrive on top, it is beautiful. The sunset is shining. The visibility is so good that I see the ocean. I do not see any white out. Even the downhill is easier than last year. I think that the snowmobilers have cut some willows in curves.

On the coast, the sunset colors are reflecting on the glare ice or on the overflow. It is splendid but the dogs walk in the water and I have to change the booties.

Sunset and northern light.Sunset and northern light.

Sunset and northern light.

When it is dark, I admire the northern lights dancing in the sky. The coast shows itself under its best side. Last year it was the opposite.

We arrive in Safety at 1 am. I don’t stop. I have no idea which day we are. I took so many rests that I think we are Monday and I think that we are going to finish the race.

When we arrive in Nome, we arrive on the main street, without snow. A police car is waiting for us. Mr. X is not minded to follow this car. When we arrive near the bars that stay open all the night for the event, all the people are outside cheering us. That’s great but Mr. X is afraid and goes the other side in a parking lot. My team is tangled around a truck… The cops come to help me, then we cross the finish line! It is Sunday, 4h30 am. I am on time for the banquet.

What I like the most in this adventure, it is the intense sharing with my dog team in this incredible and merciless environment.

Thank you Mr. X, Morrison, Echo, Carmack, Cheyenne, Eole, Beaver, Eagle, Elim. Thank you also for the dogs that took part in the adventure: Feist, Olive, Baïkal, Beige, Devil, Doulik, and Emeraude.

All dogs are in good shape. 14 of them took part in our one week expedition first week of April. Now, like me, they are eager to go again.

Thank you to my team that help me for training or preparing: Gilles, Jade, Sophie, Sebastien, Thierry and Julien.

Thank you to my sponsors and my dogs’ sponsors.

Thank you to all the people that are involved in the race: the organisation staff, the volunteers, the veterinaries, the staff in the check points, the trail breakers.

Thank you to Mike Holland, Pam Aviza and the other people that help me in Anchorage or Fairbanks.

Thank you to Meredith Ahmasuk, where I stayed in Nome. His father Harold Ahmasuk is a musher, Iditarod veteran. He is now more than 80 years old.

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 09:53
CUEILLETTE DES MORILLES - MORELS HARVEST 2015CUEILLETTE DES MORILLES - MORELS HARVEST 2015
CUEILLETTE DES MORILLES - MORELS HARVEST 2015CUEILLETTE DES MORILLES - MORELS HARVEST 2015
Un voisin lors de la cueillette de morilles - One neighbour during our morels picking.
Un voisin lors de la cueillette de morilles - One neighbour during our morels picking.

Cette année les morilles étaient très loin de la maison. le voyage aller et retour avec mon camion fut de 4600 km. J'ai partagé les dépenses d'essence avec d'autres amateurs, Thierry, Laurent, Tom et Arnaud.

This year, the morels were far away from home. The total trip was near 3000 miles. I shared the gaz expenses with Thierry, Tom, Laurent and Arnaud.

Coucher de soleil sur notre lac - Sunset on our lake. Nid de harles. Merganser nesting.Coucher de soleil sur notre lac - Sunset on our lake. Nid de harles. Merganser nesting.

Coucher de soleil sur notre lac - Sunset on our lake. Nid de harles. Merganser nesting.

En plus des morilles, cela m'a permis de découvrir le Territoire du Nord-Ouest avec ses merveilleux couchers de soleil, ses bisons et autres animaux et ses milliers d'oiseaux qui viennent y nicher.

Tom - Marcelle
Tom - Marcelle

Tom - Marcelle

Cela fait 20 ans que je croise des ours pendant l'été, mais là, j'ai fait mon plus proche face à face : 3m, avec un gros ours noir. Je n'avais pas mon bear spray (répulsif). Comme il ne montrait aucun signe de crainte, je ne suis éloignée tranquillement, en chantant. J'ai toujours pensé que je ne rencontrerais pas d'ours dans une forêt brûlée. J'ai réalisé qu'ils sont très intéressés par les fourmis et autres insectes installés dans les troncs morts.

It's more than 20 years that I meet bears into the wilderness, but this time, I made my nearest encounter with a big black bear : 10 ft. I did not have my bear spray. As he was not afraid, I moved away slowly and singing. I always thought that I should never encounter a bear in a burnt forest. I realized that they are very interested with ants and other insects staying into dead trees.

Notre camp - Our camp.Notre camp - Our camp.
Notre camp - Our camp.Notre camp - Our camp.

Notre camp - Our camp.

Cet hiver à Alayuk, la pizza aux morilles, le filet mignon aux morilles, la crème de morilles, les croûtes jurassiennes aux morilles seront au menu. Pour ceux qui sont intéressés, il nous en reste à vendre.

Next winter, the menu at Alayuk will be : Morels pizzas, pork filet with a morels and cream sauce and morels soup. we still have a few for sale.

Credit photos : Thierry Guenez.

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:02
Départ Iditarod 2015. Photo Jeff Schultz.

Départ Iditarod 2015. Photo Jeff Schultz.

Lundi 9 mars. C’est le vrai départ à Fairbanks. La température descend à moins 30 C.

Je suis aussi énervée que les chiens et j’ai aussi hâte de partir qu’eux. J’essaie de rester sur le tapis de ralentissement mais cela ne semble pas faire effet. Les 16 chiens s’en donnent à cœur joie. Ils sont tout heureux d’être 16 ensembles pour la première fois de la saison. Ils apprécient aussi de courir avec les autres équipes.

Je suis partie avec Mr. X et Morrison en tête, Feist et Beaver en pointe, ensuite : Beige et Éole, Eagle et Olive, Devil et Cheyenne, Baïkal et Émeraude, Carmack et Doulik et en barre vers le traîneau Elim et Echo.

Mr. X & Morrison, leader de Fairbanks à Nome. Photo Jeff. Schultz.

Mr. X & Morrison, leader de Fairbanks à Nome. Photo Jeff. Schultz.

Émeraude, au contrôle vétérinaire. Photo Jeff Schultz.

Émeraude, au contrôle vétérinaire. Photo Jeff Schultz.

Elim & Carmack.

Elim & Carmack.

Baïkal & EchoBaïkal & Echo

Baïkal & Echo

Beige

Beige

Cheyenne & Niivi. Photo Isabelle Dubois.

Cheyenne & Niivi. Photo Isabelle Dubois.

Devil & DoulikDevil & Doulik

Devil & Doulik

Beaver. Photo Isabelle Dubois.

Beaver. Photo Isabelle Dubois.

Olive & FeistOlive & Feist

Olive & Feist

Eagle & EoleEagle & Eole

Eagle & Eole

L'équipe après le départ de Fairbanks. Photo Jeff Schultz

L'équipe après le départ de Fairbanks. Photo Jeff Schultz

Peu de temps après le départ, nous ne faisons plus qu’un avec nos chiens. Plus rien d’autre n’existe et nous vivons l’instant présent d’une façon extrêmement intense. C’est difficile à décrire, cette sensation d’exister vraiment. C’est très agréable et c’est pourquoi les mushers participent à ces courses année après année.

La première étape jusqu’à Nenana, 96 km,  se déroule sur la rivière Tanana. Je mets un peu moins de 6 heures. C’est un peu trop rapide pour mes chiens. Je prends quelques heures de repos.

La deuxième étape jusqu’à Manley Hot Spring, 145 km, se déroule de nuit. La température descend encore de quelques degrés. Nous quittons la rivière pour prendre un sentier de trappeur assez étroit. Cela ne facilite pas les dépassements car nous sommes encore en peloton. Les aurores boréales dansent devant nous. Je fais une pause pour donner une soupe aux chiens.

J’arrive vers 9h30 à Manley Hot spring. 

Repos à Manley Hot Spring

Repos à Manley Hot Spring

Les premiers 240 km en moins de 24 heures! Je m’occupe des chiens. Je décide de déposer Feist. Elle n’est pas dans le coup depuis que nous sommes partis de la maison. Elle semble très fatiguée et ne mange pas bien. Je vais me reposer et je reste endormie. Quand je reviens pour mettre les bottes aux chiens, je m’aperçois qu’Émeraude boîte. Je ne vois rien de spécial, mais la vétérinaire me conseille de la débarquer. Elle a une crampe et c’est mieux si elle s’hydrate convenablement et se repose.

L’étape pour Tanana, 106 km, se déroule principalement de nuit. Il fait froid, et je ne traîne pas trop. J’arrive vers 2h du matin. Après l’inspection avec les vétérinaires, je décide de laisser ici Baïkal qui a les épaules douloureuses et Olive qui est fatiguée car l’étape suivante est longue. Il vaudrait mieux ne pas avoir à transporter un chien dans le traîneau. J’aime bien Tanana ainsi que tous les points de contrôle qui sont dans les villages Autochtones. Les gens sont d’une gentillesse incroyable. Pour moi, ces villages sont l’âme de la course.

Après quelques heures de repos, nous voilà repartis avec 12 chiens pour une longue étape de 190 km. Le parcours se déroule sur le fleuve Yuko. Les chiens ont ralenti l’allure. La première partie se déroule de jour. Je fais un arrêt dans l’après-midi pour donner la soupe. En fin de journée, le vent se lève. La piste zigzague d’un côté à l’autre de la rivière. Je me cherche un endroit à l’abri pour faire une longue pause. Finalement, je m’installe à un endroit très bien protégé du vent. Le soir tombe. Les aurores boréales sont magnifiques.

Spectacle nocturne.

Spectacle nocturne.

. Pendant que les chiens se reposent et digèrent, plusieurs équipes passent. C’est l’étape la plus longue, nouvelle pour moi et j’ai oublié d’enclencher le GPS. Heureusement, les points de contrôle sont enregistrés. Je peux juste me rendre compte qu’il y a encore une tirée jusqu’à Ruby.

Après 6 h de repos, nous repartons. Le vent souffle de plus belle. Nous passons devant une cabane où beaucoup d’attelages sont arrêtés.

Je continue.  Le jour se lève et le froid devient de plus en plus mordant. Beige est découragé. Je dois l’embarquer dans le traîneau.  Soudainement, à l’horizon, je vois un gros rouleau blanc qui avance sur la rivière qui est maintenant très large.  Je me rassure en me disant que la piste ne doit pas aller par là. Elle va tourner avant de s’engouffrer dans ce blizzard. Non, nous allons en plein dedans. Je m’angoisse en plus de devoir me protéger du vent qui essaie de me pincer et de me mordre. Si Mr. X s’arrête ou fait demi-tour, je suis foutue. Les balises ont disparu à cause des bourrasques de vent. Les autres coureurs peuvent passer à 3 m de moi et je ne les verrai pas. Mr. X continue à avancer et n’a qu’une idée en tête, c’est de traverser ce rouleau le plus vite possible.  Les chiens enfoncent à tout moment dans de profondes congères. Cela prend une ou deux heures avant que les conditions s’améliorent.  Merci Mr. X, tu es vraiment formidable.

Nous finissons par arriver à Ruby, après une étape de plus de 24 heures. Je décide de faire mon 24 heures d’arrêt obligatoire ici. Il fait une cramine épouvantable mais le froid va durer encore quelques jours. D’après les vétérinaires, Beige est en pleine forme. J’espère donc le prendre pour la suite. Par contre, Devil a mal à une épaule et un début d’engelure au pénis. Je le masse avec un onguent. Toutes les 6 heures, je viens soigner les chiens. Je les promène pour éviter qu’ils s’engourdissent. J’aime bien Ruby. C’est aussi un village Autochtone. Les habitants nous servent de la soupe d’orignal et de délicieux gâteaux maison.

Quand on est vétéran, il y a quelques petits avantages, comme celui de connaître Mark, le sympathique bénévole qui est responsable du point de contrôle de Ruby et de Kaltag.

Point de contrôle de Ruby. Photo Mark Greene

Point de contrôle de Ruby. Photo Mark Greene

Avant de repartir, je rappelle le vétérinaire pour qu’il contrôle à nouveau Beige et Devil.

Devil est encore un peu enflé vers l’épaule. Je préfère le laisser ici.

Le vétérinaire me confirme que Beige est en forme. De plus, il a bien dormi et bien mangé.

Je quitte Ruby avec 11 chiens. Le départ est lent car les chiens se soulagent chacun leur tour… Nous avons à peine fait 2 km, que Beige décide de s’arrêter. Je fais demi-tour et je vais le déposer au point de contrôle.

Je repars donc de Ruby avec 10 chiens. Nous voyageons sur le fleuve Yukon. C’est large et plat. Les difficultés sont le vent et le froid. Normalement, je m’habitue, mais il me semble qu’il fait de plus en plus froid.

Mr. X et Morrison sont tout heureux d’arriver en territoire connu. L’étape n’est pas trop longue, 80 km.

À Galena, le point de contrôle se trouve dans un genre de caserne. C’est très fonctionnel. D’ailleurs la plupart des mushers y font leur 24 heures d’arrêt. Personnellement, je préfère l’accueil et l’âme des villages Autochtones.

Je me sens un peu comme mes chiens. Il me semble que j’étais là il y a très peu de temps.

Doulik a un poignet enflé et douloureux. Je la laisse ici pour éviter que cela empire.

Je repars vers 3h30 du matin. La température est autour de – 40 C. Impossible de me réchauffer. Je gèle de plus en plus. Je cherche machinalement ma parka. Je constate que je l’ai sur le dos, toute fermeture éclair bien fermée. Je voyage avec d’autres équipes, mais je dois vite constater qu’avec seulement 9 chiens, je ne peux pas aller à la même vitesse que les attelages de 14 à 16 chiens. Il va falloir que je voyage à mon propre rythme.

Il reste encore 950 km jusqu’à Nome. Je n’aime mieux pas y penser. Si ça continue comme ça, si je finis, je n’aurai plus que 6 chiens. Je décide d’aller d’un point de contrôle à l’autre en appréciant chaque instant de cette aventure.

Nous traversons des marécages vers 5h du matin. Quand je donne le snack aux chiens, je suis tellement gelée que je sors mon thermomètre : - 52 C…

Heureusement, à mi-parcours, il y a une cabane. Plusieurs mushers y sont déjà arrêtés. J’y fais ma pause.

Pendant la journée, la température remonte vers – 40 C.

Depuis que nous sommes partis de Fairbanks, nous avons eu droit à de splendides levers et couchers de soleil, sans parler des aurores boréales. J’ai mon appareil photo, mais il fait la grève à cause du froid.

L’étape, d’après les indications que nous avons reçues, serait de 135 km. Je regarde mon GPS. Encore une quinzaine de km, soit 150 km. Le soleil se couche. Le ciel se pare de merveilleuses teintes.

En arrivant à Huslia. Photos Jeff SchultzEn arrivant à Huslia. Photos Jeff Schultz

En arrivant à Huslia. Photos Jeff Schultz

J’arrive à Huslia vers 20h30. C’est vraiment spécial et émotif pour un musher d’arriver en traîneau à chiens à Huslia. C’est le village natal du célèbre musher, champion, Georges Atla. Il est décédé au mois de février dernier. Il a créé un centre de traîneau à chiens dans son village pour motiver les jeunes Autochtones à devenir musher. Cela peut être très important pour ces jeunes d’avoir une activité passionnante. Ils peuvent ainsi s’éloigner de l’alcool et de la drogue, ainsi que des idées de suicide. Je trouve l’idée excellente et je pense sérieusement créer ce genre de centre ici au Canada quand je serai à la retraite. Huslia et les autres villages de la région sont aussi le berceau du traîneau à chiens. Les Autochtones utilisaient les chiens de traîneau comme moyen de transport mais ils organisaient aussi des courses entre villages. Leur lignée de chiens qu’on appelle ‘’Indian dog’’ sont toujours parmi les meilleurs. Ils sont à l’origine du husky d’Alaska.

Les gens sont incroyablement sympathiques. Quand j’arrive, j’ai la face couverte de givre. Un monsieur s’approche pour enlever les glaçons que j’ai autour du visage.

Un responsable du point de contrôle vient aviser les mushers qu’il y a une annonce de froid intense en vigueur pour la nuit prochaine jusqu’à 10h du matin. Sur les étangs, cela pourrait descendre à – 55 C.

C’est parfait. Je suis morte de fatigue, en plus l’endroit est vraiment sympathique. Je vais passer la nuit ici au lieu d’aller geler les poumons de mes chiens ainsi que mes doigts. J’ai déjà un doigt de pied et trois doigts de la main droite qui ne répondent plus. Ce n’est pas grave. Ils ne me font pas mal et ils sont encore un peu de couleur et je suis gauchère. Cela va juste être une bizarre sensation pendant quelques mois.

Plusieurs femmes viennent parler avec moi, peut-être, grâce à mes cheveux blancs. Elles m’invitent à aller dormir dans la maison des ‘’Aînés » où j’ai droit à un matelas.

Je suis contente d’être là. Quoiqu’il arrive, j’aurai au moins passé dans ce village mythique. Tous les gens nous avisent que nous avons fait la moitié du parcours. C’est déjà un beau contrat avec ces températures.

Je fais la connaissance de Jacques Philippe, un célèbre musher Français expatrié depuis longtemps en Alaska et plusieurs fois vétéran de l’Iditarod. Cela fait longtemps que j’en entends parler. C’est donc très sympathique de le rencontrer. Il suit l’équipe à Isabelle Travadon, la musheuse Française qui participe aussi à la course.

Certains chiens ont la diarrhée. Cela ne me paraît pas grave, mais à cause de la déshydratation. J’aime mieux les traiter le plus vite possible.

Je repars vers les 10h30. La température est en train de remonter. Elle va atteindre – 30 C, mais le vent se lève.

L’étape est longue, pareille à celle d’avant m’a dit un trappeur, soit environ 150 km. Pour mon attelage de 9 chiens, la cabane à 100 km est trop loin. Je m’arrête après 6 heures de route vers Brian Wilmhurst et Rob Cooke qui sont en train de bivouaquer. Il fait moins froid.

Quand j’arrive à à Koyukuk, il commence à neiger. Je ne veux pas m’arrêter trop longtemps car Le prochain point de contrôle est Nulato, à 35 km. C’est mon point de contrôle préféré.

Je rentre quand même dans le point de contrôle de Koyukuk. Je m’assieds un moment sur une chaise quand soudainement une femme m’attrape par le bras. ‘’Hey, tu t’endors!!’’

J’ai encore dormi trop longtemps...

À Nulato, mes 9 chiens sont toujours en forme. Tout le long de la course, j’ai le loisir d’admirer mes nouveaux coéquipiers : Éole, Elim, Eagle et Echo, la progéniture à Mr. X. Ils auront 3 ans au mois de mai. Ils sont vraiment extraordinaires comme leur père. Eagle s’arrête après 6h pile. J’en profite pour faire au moins une petite pause. Au moindre encouragement, il repart de plus belle. Quant à son frère Elim, il a tiré comme un bœuf tout le long, de Fairbanks à Nome. J’ai dû le laisser à la position de barre, vers le traîneau, c’est là qu’il y faut de la force. Il a la déplorable habitude de manger les cordes. J’ai installé un câble uniquement à cette position. Les deux sœurs, Echo et Éole n’ont jamais eu le trait détendu. Ils ont tous mangé comme des goinfres, une qualité indispensable pour un chien de longue distance qui doit ingurgiter 10'000 calories par 24 heures pendant la course.

À Nulato, je m’arrête environ 3h30. Je sais que c’est une erreur car il neige et la piste va être difficile à trouver sur le fleuve, mais c’est mon point de contrôle préféré : Une dame vient me servir un gros bol de soupe d’orignal.

Les gens sont sympathiques, prévenants. Ils ont fait l’effort de nettoyer après le passage du gros peloton de mushers. Il faut reconnaître qu’en général les mushers sont très sales. Ils ne ramassent rien, arrivent parfois les godasses pleines de merdes de chiens, renversent leur soupe par terre, etc. Ils ne se soucient pas le moins du monde que les suivants vont devoir installer leur sac de couchage là au travers…

J’admire donc les gens de Nulato qui tiennent le point de contrôle le plus propre de la course. Merci!

Je pars de Nulato vers 16h30. Il vente et il neige. La piste est passable jusqu’à mi-parcours. La nuit tombe. La deuxième partie devient un exercice d’orientation et de survie. Cela prend quelques secondes pour sortir de la trace et ne plus voir de balise. En tournant la tête dans tous les sens, on peut aussi bien faire demi-tour sans s’en rendre compte en apercevant une balise dans le faisceau de la lampe. Je vérifie souvent mon orientation. Les chiens enfoncent dans les congères, mais ils ne se découragent pas. Nous sommes encore très loin de Kaltag, mais nous apercevons une lumière. Les chiens accélèrent. À l’entrée du village, il n’y a plus aucune trace et des balises un peu partout. Évidemment, je ne rentre pas par la bonne piste. Heureusement, ce n’est pas grand et je suis déjà venue. Je finis pas retrouver la salle communautaire où se trouve le point de contrôle. Nous recevons l’accueil chaleureux de Mark, le responsable du point de contrôle.

L’étape jusqu’à Unalakleet, premier point de contrôle sur la Côte, comme ils disent (Mer de Béring), est longue, 140 km .

Comme je n’ai que 9 chiens, je n’arrive pas à aller d’une traite jusqu’à la deuxième cabane, où tout le monde s’arrête. Je fais 2 arrêts un peu plus courts au lieu d’un long. Les 20 derniers kilomètres sont sur la glace.

Nous voilà donc sur la Côte, la Costa Brava, comme je la surnomme dans ma tête. J’en suis très heureuse. Je ne suis plus qu’à 420 km de Nome. Plus qu’à… s’il n’y a pas de blizzard, de chiens blessés ou autre.

Les chiens sont en forme. Un peu de massage pour les muscles. Les diarrhées sont sous contrôle.

Unalakleet, c’est le meilleur point de contrôle pour se reposer car il y a de vrais lits… Je n’ai pas l’intention de dépasser 6 heures quand le responsable nous avise qu’il y a une tempête sur le Norton Sound (Les 80 km de banquises que nous devons traverser entre Shaktoolik et Koyuk). 20 concurrents sont coincés à Shaktoolik. Il faut savoir que le point de contrôle de Shaktoolik est en plein vent. Il n’y a que peu de place. À peine pour 10 attelages. À l’intérieur, c’est aussi minuscule avec une extraordinaire chiotte qui ressemble au trône de la reine Elizabeth. Elle prend un tiers de la pièce et embaume les deux autres tiers. Il faut que je retourne car j’ai oublié de faire une photo. À cela tu rajoutes 20 mushers…

Bref, pour moi, Unalakleet me paraît être le paradis pour attendre la fin de la tempête. Ce n’est pas l’avis de plusieurs concurrentes qui décident de partir malgré tout. Il faut dire qu’il ne fait pas un souffle de vent ici à Unalakleet.

Unalakleet, le matin.

Unalakleet, le matin.

En après-midi, le responsable m’annonce que le vent a diminué et que je peux partir. Finalement, je quitte Unalakleet vers 17h30.

Shaktoolik se trouve de l’autre côté de la baie. Il faut d’abord gravir une montagne. J’arrive à la cabane de survie. Il n’y a pas de vent. Je continue et j’entame la descente. Quand j’arrive sur l’océan, c’est terrible. Je ne vois aucune balise. Mr. X devine la trace. Je suis inquiète. Les bourrasques de vent sont terribles et en pleine face. C’est difficile pour les chiens. J’admire Mr. X et tout le progrès qu’il a fait grâce à la course de l’an passé où nous avions aussi goûté quelques blizzards. Les traces deviennent de plus en plus aléatoires, mais je n’ai vraiment pas envie de m’arrêter ici. Mr. X non plus. Il est très concentré. À un moment donné, j’aperçois enfin une balise sur la gauche. Mr. X ne veut pas y aller. J’insiste, surprise, car d’habitude quand je montre une balise dans le faisceau de la lampe, il s’y précipite. Il se résigne à m’obéir. La balise est au milieu de nulle part. En plus nous venons de perdre la trace. J’arrête l’attelage et vais à pied à sa recherche. Je marche 5 minutes. Non seulement, je ne retrouve pas le semblant de piste, mais je viens de perdre aussi l’attelage. Ils sont couchés quelque part sur cette glace, mais je ne les vois plus et mes pas ont déjà disparu. Ils ont leur manteau. Cela camoufle les réflecteurs des harnais. Heureusement, mon amie Nicole leur avait acheté des colliers avec réflecteurs. Grâce à eux, je rejoins les chiens. Je me précipite sur mon GPS que j’avais laissé dans le traîneau. Je marque l’endroit et repars à la recherche d’une trace. D’abord, je me rends compte qu’en allant à cette balise, nous avons fait demi-tour car nous avons le vent dans le dos. La direction de Shaktoolik, c’est le vent en pleine face!

Je cherche pendant une heure pour finalement retrouver la trace. Ouf! Nous repartons. Je m’excuse auprès de Mr. X. Je les ai fait poireauter sur la glace, en plein vent. Une heure plus tard, nous voyons une lumière dans le lointain. Encore une vingtaine de kilomètres avant d’arriver. Vers 3h20 du matin, nous rentrons dans le point de contrôle. Je suis accueillie à bras ouverts car les bénévoles du point de contrôle commençaient à se faire du souci. Il faut dire qu’ils voient nos arrêts grâce à la balise. Ils devaient s’inquiéter de voir mon traîneau arrêté sur la banquise au milieu de rien du tout avec ce temps de c…

Shaktoolik, après la tempête.

Shaktoolik, après la tempête.

Le vent s’est calmé quand je repars de Shaktoolik, vers 10h30.

Malgré la tempête des jours précédents, les balises sont toujours en place. Je suis rassurée car c’est le Norton Sound, la traversée de la banquise. Une étape de 80 km. Les traces sont visibles mais il y a énormément de congères. Les chiens enfoncent jusqu’au ventre ou ils essaient de les contourner. À 9 chiens, cela me ralentit considérablement.

Mr. X a le nez à terre, en train de suivre des traces de chiens. Moi, j’ai le nez en l’air, je contemple l’immensité des lieux quand je constate que nous nous éloignons des balises. Mr. X rechigne de nouveau, mais cette fois, c’est moi qui ai raison. Nous retrouvons la piste principale. Je ne vois aucune trace qui revient. Je me demande ou sont allés ces attelages. J’apprendrai plus tard que deux mushers se sont perdus. Ils ont dû actionner leur balise de secours et abandonner la course.

L’an passé, j’avais regretté de faire cette étape de nuit. Je suis donc très contente de voir le paysage qui est impressionnant.

Norton Sound, la banquise.Norton Sound, la banquise.

Norton Sound, la banquise.

Après 6 heures, je me rends compte que je ne suis qu’à la moitié du trajet. Je fais une pause, comme me le demande Eagle.

Après quelques heures de repos, nous repartons.

Les corbeaux ont l’habitude de suivre la course car ils trouvent beaucoup de nourriture. Ils sont à la recherche des snacks laissés par les chiens. Certains mushers n’ont pas de gamelle. Ils jettent de la nourriture au milieu de la piste. Il en reste des quantités impressionnantes. Tous les kilomètres, nous arrivons dans ces tas de nourriture.

Le corbeau que j’observe au loin me paraît très grand. Quand je me rapproche, j’ai le bonheur de voir un grand loup gris qui s’en va furtivement lorsqu’il m’aperçoit.

La nuit est tombée lorsqu’un attelage me dépasse. C’est Isabelle Travadon avec son magnifique attelage d’huskies sibériens.

Nous avons encore la chance d’admirer un magnifique spectacle d’aurores boréales.

J’arrive à Koyuk à 22h40. Les chiens sont en forme. Ils mangent bien. Le problème, c’est moi. J’ai la grippe, une monstre diarrhée et de la fièvre. En plus, en souvenir de l’an passé, je m’angoisse pour l’étape suivante.

Après quelques heures de repos, je décide de repartir. J’ai pris les pilules contre la diarrhée que le vétérinaire m’a données pour Beaver. Cela semble très efficace autant pour moi que pour lui.

Tout se déroule bien pendant cette étape, contrairement à l’an passé où je m’étais fait prendre dans un blizzard. Les chiens savent exactement où ils sont. C’est très agréable. La grimpée au village se déroule bien. Je peux même admirer la vue sur la baie depuis les hauteurs.

J’aime beaucoup Elim car il y a de la forêt aux alentours. J’arrive vers 16h00. Je suis bien accueillie au point de contrôle car la responsable se souvient de moi. L’an passé, j’étais arrivée très découragée et elle et son équipe m’avaient motivée pour repartir.

Mes 9 coéquipiers sont toujours en forme. Ils ont pris un petit rythme relaxe. Je repars vers 23h d’Elim. L’étape est sur la mer jusqu’à Golovin. Je suis chanceuse, la piste est bonne. La météo aussi. Nous faisons la pause à Golovin.

Nous arrivons vers 7h30 du matin à White Mountains. Il y a un 8h obligatoire. C’est bien pour ma grippe. Comme l’an passé, les mushers doivent remplir un petit pot avec leur urine pour le contrôle anti-dopage.

Nous repartons vers 16h30 de White Mountains. L’année dernière, c’était la pire étape. D’abord, les montées dans la montagne étaient difficiles. Lisbet et Monika m’avaient facilement dépassé. Je les voyais galoper à côté de leur traîneau et pousser avec leur bâton énergiquement et efficacement. Cela me faisait sentir le poids des ans. J’avais l’impression de rester sur place. Une fois sur la côte, je suis arrivée dans une terrible tempête de vent. Je ne savais plus où j’étais. Cela tourbillonnait dans tous les sens. Heureusement que Mr. X sentait encore les traces de Lisbet et Monica. Nous avions fini par les rejoindre.

Cette année, c’est bien différent. La piste est bonne car il y a eu une course de motoneige dans le secteur. Les montées se font aisément grâce à Elim et Eagle, mes deux costauds, motivés par Mr. X, Morrison, Cheyenne, Carmack, Beaver, mes vétérans qui connaissent la piste.

Nous arrivons au sommet, c’est magnifique. Le soleil se couche. La visibilité est si bonne que je vois jusqu’à l’océan. Aucun rouleau blanc à l’horizon. Même la descente est plus facile que l’an passé. Les motoneiges ont dû raser quelques buissons. Il me semble qu’il y a moins de contours.

Sur la côte, les couleurs du soleil couchant se reflètent sur la glace. Les chiens marchent dans l’eau sur une série de marais. Nous faisons un arrêt pour changer les booties.

Lorsque la nuit tombe, les aurores boréales dansent dans le ciel. La côte se montre sous son meilleur jour. L’inverse de l’an passé.

La Côte avant Safety.La Côte avant Safety.

La Côte avant Safety.

Nous arrivons à Safety à 1h du matin. Je décide de continuer. Je ne sais pas quel jour nous sommes. J’ai pris tellement de pauses que je m’imagine être lundi. Je commence à penser que nous allons finir la course.

À l’arrivée à Nome, nous arrivons sur la rue principale, sans neige. Une voiture de police nous attend. Mr. X n’a pas envie de la suivre, mais sous mes jurons, il y va. Quand nous passons devant les bars de Nome, ouvert toute la nuit pour l’occasion, tous les gens sont sortis en acclamant et en hurlant. Mr. X panique et part se cacher dans un stationnement. Comme il n’y a pas de neige dans la rue, je ne peux pas freiner. Voilà mon attelage entortillé autour d’un camion. Un policier descend du véhicule pour me donner un coup de main et nous finissons par franchir la ligne d’arrivée à 4h30 Dimanche matin. Je suis même à l’heure pour le banquet.

Dans cette aventure, ce que j’aime le plus, c’est l’intense partage avec mon équipe de chiens au milieu de cet environnement incroyable et impitoyable.

Merci Mr. X, Morrison, Echo, Carmack, Cheyenne, Eole, Beaver, Eagle, Elim. Merci aussi aux chiens qui ont participé : Feist, Olive, Baïkal, Beige, Devil, Doulik et Émeraude.

Tous les chiens sont en forme. 14 d'entre eux ont participé à notre expédition de 6 jours début avril. Actuellement,comme moi, ils n'ont qu'une hâte, c'est de repartir.

Merci à mon équipe qui m’a aidé à m’entraîner ou me préparer : Gilles, Jade, Sophie, Sébastien, Thierry et Julien.

Merci à mes sponsors et parrains des chiens.

Merci à toutes les personnes impliquées dans la course : L’organisation, les bénévoles, les vétérinaires, les gens dans les point de contrôle.

Merci à Mike Holland, Pam Aviza et les autres personnes qui m’ont aidée aux départs.

Je remercie Meredith Ahmasuk qui m’a hébergée à Nome. Son père, Harold Ahmasuk est un musher vétéran de l’iditarod. Il est maintenant âgé de plus de 80 ans.

ENGLISH VERSION WILL FOLLOW SOON.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 06:26

DÉPART CÉRÉMONIAL 2015.

Le comité de la course de l’Iditarod en arrache vraiment cette année. Après la relocalisation du départ à Fairbanks au lieu de Willow, les conditions météorologiques continuent à faire des siennes.

Il n’y a aucune neige à Anchorage. Les pâquerettes sont à la veille d’émerger.

Pendant toute la nuit des camions ont charrié de la neige pour recouvrir les rues où passe la course. Un travail colossal.

Quand nous nous réveillons à l’aube, il pleut abondamment. Inutile de préciser que la belle neige s’est vite transformée en épaisse « slushe » (neige dans de l’eau).

Nous avons quand même été gratifiés par une éclaircie pendant le déroulement de la course.

Pluie, pas pluie, neige, pas neige, en peu de temps, tout le monde est contaminé par la « Fièvre IDITAROD », cette ambiance créée par tous : Les chiens, les mushers, les bénévoles et le public qui se déplace pour venir rendre hommage aux attelages de chiens qui vont traverser l’Alaska.

Mon équipe pour le vrai départ/My team for the real start : MR. X, MORRISON, CHEYENNE, BEAVER, BEIGE, OLIVE, DEVIL, EOLE, FEIST, BAIKAL, DOULIK, CARMACK, ELIM, EOLE.

This year, The Iditarod trail Committee has many difficulties. After changing the departure from Willow to Fairbank, the weather is still bad.

There is no snow in Anchorage. The flowers will bloom soon.

During all the night, many trucks carried snow for put in the streets where the race will go. A gigantic work.

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